Il a neige sur Glasgow!

 

ù     û       ü       ÿ       à        â       æ      ç     é         è        ê       ë       ï        î          ô        œ

Bonjour, bonjour cher lectorat!

(Apres avoir hesite entre ‘cher(e)s lecteurs/rices ‘ et ‘chers lecteurs/cheres lectrices’ ou ‘cheres lectrices/chers lecteurs’ ou encore ‘chers vous’ et m’etre heurte aux tortures mentales pour savoir si le tout etait correct, non-sexiste, respecteux, non-demagogue et assez precis…. j’opte pour ‘cher lectorat’ car c’est precis, concis, beau et ca claque. Fin de la longue parenthese.)

Voici un petit article tire d’une histoire vraie. D’ailleurs je crois bien que tout ce blog est tire d’une histoire vraie en fait… C’est une histoire qui m’est arrive il y a peu de temps, au moment du grand froid sur l’Ecosse.

Puisque l’on parle de toi, cher Lectorat, je tiens a saluer et remercier Patricia et  Anne, mes plus fideles lectrices!                                                    Ce fut toujours agreable de savoir et re-savoir que vous lisiez. Merci Pat et Tatanne.

Tant qu’on y est, apres m’etre relu – et avoir passe une bonne heure a copier/coller des accents – j’en profite pour remercier Sylvia pour le pull en cachemire!                                                                                                                   N.B. Cette introduction de texte ne sera pas accentuée par contre. Y’en aurait trop.

Dans ce texte vous decouvrirez encore a quel point mon sac a dos et son contenu a ete extremement pense avec le temps et les voyages… A quel point il est… well…. parfait! Bien sur vous aurez envie de connaitre mes secrets organisationnels (dans ma famille on est tres connu pour notre organisation) et je l’avais deja promis…il y aura un article sur le theme “Comment faire son sac a dos?” bientot.                                                                                                                        Sans devoiler le voile mysterieux de mes futurs articles, sachez que j’aimerai beaucoup en faire un tout tristounet. Parce qu’en voyage aussi on peu etre triste. Et un autre, je viens juste d’avoir l’idee, sur la vie et les petites histoires des gens rencontres ici a l’hotel. Genial non?! Ha oui, je travaille dans un hotel… (quoi? comment? non pas du tout je suis pas en train d’ecrire un blog personnel pendant mes heures de travail… non….pas du tout….mais heuuuu c’est pas vrai heuuuuuu!)

Aller, faudrait commencer la…. 

 

 

 

 

 

Ce matin,  à mon réveil il neige abondament

De gros flocons dansent joyeusement derriere ma fenêtre mono-vitrage a coulisses verticales, une spécialité anglo-saxonne.

Au loin, coincée entre deux bandes de “tennement buildings”, les habitats collectifs typiques de ce coin, apparaît une image: la grande tour de l’université, Une flêche gothique et flamboyante qui pointe ses multiples ornements et pierres en dentelle vers les nuages. Un symbole ici. Un point de repère aussi. C’est elle que je vois tous les jours au réveil, depuis ma chambrette sous les toits de Glasgow.

Le ciel, ici, c’est les nuages. Parfois gris, d’autres fois blancs.  C’est ” un peu ballot”  comme dit ma cousine, mais on s’y fait. Et puis… moutonneux ou étalés, passants ou statiques, colorés et rayonnants ou simplement blancs, si les nuages cachent le ciel, ils rendent aussi chaque jour différent. La lumiere change tout!

Ha! la tour déjà s’efface. Les contours se floutent pourtant aucun brouillard ou crachin écossais n’en est responsable. C’est la neige qui tombe dru maintenant, une descente continue de millions de flocons. On dirait qu’il n’y aura bientôt aucun espace disponible dans les airs! Et certainement que l’université et sa tour se cachent derriere ce rideau blanc. Certainement.

Haaaaa, je soupire de bonheur. Le paysage de la ville s’efface comme une photo floue, et on distingue les collines déjà blanches au lointoin. Les Campsies. Of course, elles ont un nom! Chaque mont, chaque loch, chaque vallée a son nom.

C’est donc le vrai hiver en ce début de journée! Un bel hiver enfin là.

 

VITE! Profitons de ce manteau blanc et vivifiant!

La ville est… une ville… pas très attirant en soi, heureusement, mon quartier recèle de parcs, rivières et canaux.

Déambulation entre les parcs. Je suis seul et profite. Depuis plusieurs semaines en ville, chaque journée comporte au moins deux heures de marche à l’exterieur, histoire de ne pas asphyxier. Alors quand ces deux vingtenaires en plein chargement de luges me propose d’embarquer pour un aller-retour dans les Campsies, je dis oui!

On sortira finalement des bouchons, de plus en plus excités tous, au fur et à mesure que les collines se rapprochent. Les collines, c’est l’aventure.

Déjà la fin de journée quand la voiture est finalement garée. Chacun se prépare à attaquer la neige, à sa façon.  Je ferme toutes les ouvertures de mes vêtements, enfile deux paires de moufles (je me trouve bien equipé pour un type parti se promener au parc) et couvre mes chaussures de sac plastiques, l’idée fonctionnera très bien!

Ascencion difficile et glissante. Bien rigolote, grisante aussi! Le chien de la troupe jappe et joue comme s’il touchait la neige pour la première fois. Remarquez, à 14 mois c’est probablement le cas!!!

Du sommet on voit les lumières de la ville, sur laquelle la nuit est tombée. Le vent est puissant, il apporte le grain horizontale, celui contre lequel le meilleur des parapluie ne peut rien… aparté culturel: le parapluie ne sert jamais en Ecosse, soit le crachin est si fin qu’il ne mouille pas soit le vent est si fort que vous ne l’ouvrirez jamais votre pébroque! Autour du groupe, des champs et collines qui font le dos rond, strillé de bandes blanches. Il n’y a pas autant de neige que prévu, qu’importe, ça glisse très bien aussi la boue!

De retour, trempés comme de vieux habits qu’on sort de l’eau, de vieux habits souriants et joyeux, on file à la voiture. On quitte les serpillières mouillées qui nous recouvrent… je vois avec plaisir que mon pull en cachemire est sec et toujours chaud, mes collants de ski aussi. La couverture DeltaAirlines qui traine dans mon sac depuis le Mexique me le confirme: très bonne idée de la garder toujours dans mon dos! Un test réussi concernant  ma tenue: elle peut faire face à toutes situations! Après toutes ces réflexions, changements et choix méticuleux des vêtements qui composent mes valises, ils s’avèrent adéquats tant pour une promenade en ville qu’une rando-luge tout terrain de début de nuit!

merci pat et anne

 

c t il y a klk semaine, le printemps arrive!

 

article sur le sac a dos c est clair! et article triste pourquoi pas… et la vie a l’hotel… croyez-moi, ca promet!

 

merci sylvia pour le pull!

 

Ma vie sans accents…

 

 

haaaa! Que c’est enervant d’ecrire sans accen! D’abord, c’est frustrant parce qu’on sait qu’il manque quelque chose… Et puis au bout d’un temps, on hesite, se demande s’il y a un accent ou non sur cette lettre (ce ‘B’ ou ce ‘m’ par exemple) et se rend compte qu’on a oublie! Avec accent… ou-bli-yeaaaaaah!

Mon precedant article a ete relus et corrige lettre par lettre en faisant du copie-coller pour avoir tous les accents. C’etait long mais je crois que cela vaut le coup, aussi je vous demande un service: lire l’article ” Une journee a Glasgow” et me dire s’il reste encore des lettres sans leur accent. Si tel est le cas (et si le probleme ne vient pas simplement de mes erreures en orthographe) alors je continuerai d’ecrire sans accents. Trop de boulot pour un travail mi-fait…. c’est ni fait ni a faire! comme dirait Mamie…   Au fait les ‘i’ et les ‘u’ c’est normal, j’avais la flemme juste…

 

Aujourd’hui je pars en rando! Enfin! 3/4 jours de marche en solo a parcourir les campagne de Glasgow et le Loch Lomond en chantant des chansons a tue-tete. 3/4 jours de communion avec la nature, j’espere, et de traversee de petits villages aux pubs bienvenus. 3/4 jours… peut-etre plus si je me perds! de bivouac et dodo en refuge, de lecture aux doigts congeles et de soiree un peu chiantes car il fait nuit a 18heures!

Bref, on s’en reparle Vendredi! EN attendant quelques photos prises le long de Kelvin River (riviere) qui serpente le CENTRE-VILLE de Glasgow. On s’y croirait en pleine campagne….. d’ici 20minutes je longe ce chemin pour rejoindre le debut de la West Highland Way, ma rando de la semaine!

 

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de nuit.. bouuuuuuuuuuuuuhhh… magnifique, et un peu flippantDSC00018 (2)

 

Ok, la j’avais tellement marche que OUI c’etait la campagne….DSC00032DSC00009DSC00016c’est moi!

 

(Oui ces gants sont magnifiques… tout le monde me le dit, c’est d’aillerus ma principale source de sociabilite ici)

 

Une journée à Glasgow

 

Ce matin je ressens l’urgence d’écrire! Cela me prends comme une envie de pisser, vous savez celle où l’on se tortille sur sois-même, jambes croisées ou en faisant des flexions extensions!

Je quitte mon Yoga en plein étirement de la voute plantaire et me rue sur l’ordinateur.

6 semaines que je suis en Ecosse. Happy Birthday! 6 semaines qui paraissent bien longues. J’en ai vu et ressenti des choses, ici. Les paysages complètements magnifiés par la lumière rasante de l’hiver, la pluie magique: continue mais qui ne mouille pas! La solitude des populations du Nord. Ou sont les sourires et la chaleur de coeur dont on m’a tant parlé? dans les pubs? Ha mince… il est possible que mon style de vie herbivore peu festif sans alcool n’aide pas ici, en plus d’être compliqué à suivre. On trouve plus facilement des Mars frits qu’une endive dans ce pays! J’ai vu et revu des amis ultra chaleureux. Découvert la nature en pleine ville grace à ce sens inné qu’on les Brits pour l’entretien des parcs et rivières. Et bien sûr, l’excitation de voyages potentiels qu’offre cette terre ne me quitte pas.

Aujourd’hui il fait gris-gris. C’est pas comme le gris-blanc ou le gris doré des jours colorés. La ciel n’est plus qu’une masse homogène d’eau de vaisselle. C’est pas grave quand on sait que bientôt – le temps change très souvent – il y aura des tâches de bleu et de gris et de blanc en même temps, que plus tard il y aura ces colonies de nuages crèmes partout et que même on aura 10 voir 15 minutes de soleil dans la journée. En rayons direct! C’est tellement puissant que j’ai peur de brûler… on n’est plus habitué. Une chose que j’ai apprise, les attentes et références changent avec les lieux: Un ciel avec un peu de bleu, de nuages blancs et beaucoup de lumière et devenu mon “temps magnifique”. (Ya juste PAS de grand ciel bleu). Du coup, ça c’est beau et réjouissant! De même, ces bords de rivieres boueux aux arbres nus ont pris des airs émouvants et poétiques, finit le côté macabre et triste conte de fée! Les références changent, la beauté change, on s’adapte.

La culture est différente. Ni meilleure ni pire, différente. On ne sourit pas dans la rue, regarde encore moins dans les yeux. Et moi qui avait pour habitude de vivre de soleil et sourires… En même temps c’est drôle. En marchant dans les rues de Glasgow je cherche naturellement le regard des autres. Et si par bonheur l’un est surpris ses yeux dans les miens, pouf! il rougit, détourne vite la tête sans dire mots et passe le chemin. En voulant être celui qui offre le sourire je fini par être l’agresseur qui offense et impose un respect dictatorial ” baisse tes yeux!” qu’ils doivent comprendre! Haha!

Ce que je vis et écris peut être exagéré…pour info

Les normes sociales aussi changent. Il faut l’accepter, et ne pas dire les choses directement! Surtout ne pas dire “ceci n’est pas correct, il faut faire comme cela!” houla malheur, c’est trop direct, trop insultant, on n’est pas Francais non plus! Ha si…  j’ai du bol, ma qualité d’étrangers, plutot de Continental, rend les gens plus flexibles – j’en profite allègrement en commençant toujours mes phrases par “excuse me I am French…” !

La vie en Ecosse est aussi pleine de surprises. Des brosses à chaussures pour ne pas salir la moquette à l’entrée de son entreprise, des renards en centre-ville d’Edinburgh, un passé mi-fou mi-Romain, des pommes belles et jaunes en bas dans le jardin, un job qui tombe comme ça, sans CV ni contrat, deux jeunes qui portent une luge et proposent de m’emmener avec eux, comme ça, et hop nous voici de nuit sur les sommets entourant Glasgow, et de glisser de nuit sur une neige fraichement tombée, yeaaaaah!

 

à suivre…

 

 

 

Des couleurs et des idées!

Bonjour Bonjour je chante au grand jour! Aujourd’hui je charge des photos de ma chère Ecosse sur mon blog… Ho! il en reste quelques unes du Mexique?! Mais? QU’est-ce que ces tâches colorées de partout? et ces effets lumineux renforcés?  Rien…. c’est la différence entre les deux pays!!!

 

Petites démonstration avec mes deux dernières photos latino… Elisou et Le Jeune Voyageur à la guitarre dans la mignone ville de Miahuatlán de Porfirio Díaz.

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DSC00003 (2)DSC00013garantis photographiés en pleine journée… ho yeah….

 

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la découverte des brosses à chaussures à l’entrée des entreprises. Poliment, on se décrotte avant le travail!

 

DSC00020LA rue piétonne de la ville, on y marche à grands pas, voir au pas de course, et on sourit peu….

… heureusement, y’en a qui mettent plein de couleur et sourient tout le temps pour montrer l’exemple:DSC00016

(un jour un jeune m’arrête dans la rue ” Ouah t’es l’air vachement joyeux toi?!”)

 

quelques photos d’Edimbourg, un jour de soleil puissance MAXIMUM!

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LOOKING FOR A JOB

bonjour bonjour, ouiiiiiiiii  voici quelques mots sur mon ressenti de re-neoarrivant sur les terres de Mary Stuart, Robert Burns ou mister, MISTER, Wallace…

 

PREPARER SON CV, SON MILLIEME CV, EN ANGLAIS

FAIRE LE VOYAGE, ATTENDRE, CHANGER DE BUS, REPRENDRE LE VOYAGE, DORMIR, ATTENDRE, SE DEMANDER SI FINALEMENT L’AVION C’ETAIT PAS MIEUX

ARRIVER, S’EMERVEILLER, OU PAS, PARCOURIR LA VILLE DES YEUX, DE SES PAS, REGARDER LA VIE ALENTOUR, ARRIVER PETIT A PETIT. VOIR DES PARCS PARTOUT, SENTIR UNE (VIEILLE) ODEUR CARACTERISTIQUE, ENTENDRE LES ACCENTS, CEUX QUI VOUS FONT SOURIR, CEUX QUI VOUS FONT PLAISIR. REVOIR CES PAYSAGES, DES PHOTOS VIVANTES. CROISER CELUI QUE VOUS AVIEZ VU IL Y A…10ANS…

SOURIRE. “BIENVENU CHEZ TOI” ME DIT UN AMI

 

MOTIVATION. MARCHER, IMPRIMER, REGARDER A L’INTERIEUR SI LA PLACE CONVIENT POUR TRAVAILLER, RENTRER, PARLER, REVENIR, TENDRE UN CV, SOURIRE (PAS LE MEME SOURIRE), ESPERER, RECOMMENCER

SE PRESENTER, DEMANDER  OU L’ON PEUT TRAVAILLER, SE RENSEIGNER, LAISSER SON NOM, ETRE SUR QU’ON LE RETIENNE, REVENIR , CV + DEDICACE ADAPTEE. HA! QUE JE SUIS FIER DES TECHNIQUES TROUVEES, D’EN FAIRE UNE RECHERCHE PLAISANTE, DE CETTE RECHERCHE!

SORTIR, VIVRE DEHORS TANT QUE CA SE PEUT, NE JAMAIS, JAMAIS, RATER LES LUMIERES DU COUCHER SI LE TEMPS EST DEGAGE. DEAMBULER DANS LEUR PARCS, INCROYABLES, LEURS SERRES VITREES , MARCHER AU BORD DES RIVIERES QUI SERPENTENT LE CENTRE, AUTOUR DES EGLISES. DES MILLIERS D’EGLISES.

ETRE ENERVE DE LEUR CLAVIER, RECOMMENCER L’ECRITURE, CONTINUER A VOYAGER. TROUVER UNE SOLUTION: LA MAJUSCULE N’A PAS BESOIN D’ACCENTS! HAHAHA, FIER DE SON IDEE

 

AVOIR UN ENTRETIEN. A VOIR…

 

SENTIR LE CAFE, LES PROMESSES D’UN PAYS, DE SES PAYSAGES…BIENTOT, L’ETE

 

 

 

Aidez-moi a sauver des bebes Kefir!!!

 

 

OUi, ce fut une longue absence… une pause litteraire puisqu’une pause dans mon voyage aussi. C’etaient les fetes, c’etait un retour pas evident en terrain connu>

Aujourd’hui, je suis au Royaume-Uni! Et des mon arrive en bus hier, du cote gauche de la route, le long des passages cloutes blanc et noirs clignotants, j’ai senti le besoin de re-ecrire. Alors, c’est reparti!

Il y avait ce neon lumineux de pub, dont gresillait le mot Edinburgh – le pub s’appelait The Duke of Edinburgh – et on voit un signe ou pas mais c’est exactement la que je vais! Il y a vait cette dame qui marchait sur le trottoir, en jupe violette et chemise rayee a fleurs, c’est une certitude, je suis bien en U.K. !!! Les gens don’t je vois les levres bouger, en silence de l’autre cote de la vitre, et don’t j’imagine l’accent. Plus c’est cet accent tellement british qu’utilise technician de la gare de Victoria  Coach Station, celui avec le beret vert et la chemise a carreaux, c’est cet accent qui me fera fonder de joie: haaa mon Royaume-Uni cheri!

Ce matin, j’arrive enfin a destination, cela se sent de loin avec les usines de brassage de biere ecossaises… c’est la nuit, je file au sommet d’une des deux collines de la ville pour rencontrer le soleil>

C’est la fatigue du trajet, celle de savoir qu’il faut maintenant se lancer dans CV, job center, bank account et compagnie.. et la joie d’etre ici, de voir bientot les amis. A bientot!

PETITE AVARIE dans le projet, j’ai oublie ma culture de Kefir de lait a Paris, qui serait interesse pour s’en occupier et donc en tirer les benefices jusqu’au printemps??? SAUVONS LE KEFIR!

Brèves de retour!

Ha tiens! je connais ce continent, je connais ces rues tranquilles et je connais ces gens…

Et pourtant, pas si facile de revenir là où l’on vécu, grandi même. Les codes et les gestes qui étaient miens ne me paraissent plus si anodins, la nourriture est différente ( où sont donc mes tamales, elotes et fruits exoctiques à volonté??? ), le  climat, comment dire? n’en parlons pas!

Je redécouvre et découvre des coins et des gens, les bonheurs de ma culture, ses petits malheurs aussi. Petit à petit on se réhabitue. Ou mieux, on apprend à revivre au moment endroit avec ses nouveaux repères. En attendant….

…. pour continuer un blog de voyage, sur le voyage…. je propose de publier des articles sur le côté pratique. Comment faire son sac, où aller, est-ce possible de faire du stop seul au Canada? …. autant de sujets qui peuvent intéresser, n’hésite-pas à m’en proposer!

 

A très vite, hasta luego, see you soon

Au Mexique, 20L d’eau en bonbonne consignée coûtent 8pesos, 1L en bouteille jetable coûte 10pesos; un long calcul à base d’algorithmes et de programmes informatiques me fait choisir la bonbonne… et simplement remplir mes deux-trois bouteilles vides, quitte à laisser le reste pour le vendeur, ou les suivants!

Et Le Petit Randonneur revient pour une de ces dernières histoires… en tout cas mexicaines….. Une histoire sympathique, simple, trilingue comme son séjour, tout en couleurs et en images puisque ce sera principalement des photos…. et hop!

 

Un jour, Le Petit Randonneur décide de faire un grand voyage.

One day, The Little Walker went for a long adventure.

Una vez eligío El Chico Andarín de salirse de largo viaje.

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Il arrive dans une ville immense, la plus grande qu’il n’ai jamais vu.

Here he lands in a gigantic city, the biggest he ever met…

Llega en esta ciudad grandisima, la más desarollada de su vida.

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A l’arrivée, bien sûr, il est crevé.

Landing there, of course he is knackered.

Seguro que tiene sueño cuando llega.

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Puis il sort visiter la ville avec sa cousine…

Then he goes around, visiting with his cousin…

Sale despuès, a visitar la ciudad con su prima…

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C’est ainsi que Le Petit Randonneur marche à travers… México !

And that’s how The Little Walker walks around…. Mexico City!

Y así visita a la Ciudad De MeXico ¡llamada el D.F! El Chico Andarín.

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México, ce n’est pas que cela… c’est aussi:

Mexico city not only is this, it is also:

Tambíen eso es el D.F:

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et lui aussi!

and him too!

¡Y el tambíen!

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La ville, c’est l’occasion de faire des ‘bêtises-bien’.

Is it a good time to go crazy, being in the city!

Se puede volver loco por la ciudad…

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Evidemment, il veut découvrir plus, toujours plus. Il prend le métro.

Wanting to see more, always to see more, he jumps on the subway.

Claro que quiere ver más, siempre más, pués se toma el métro.

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Jusqu’à la plus belle gare routière! (genre marché de Royan, non?!)

Up to the more beautiful bus station ever.

Hasta la estacíon de autobus, ¡su preferida!

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Et hop, direction la campagne avec les copains!

Straight to the countryside altogether with friemds!

Se van todos por el campo, juntos con los amigos.

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On parcourt, les villes…

We go through towns…

Se van detrás muchas ciudades….

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zones d’art,

artistic places,

area de arte,

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mange épicé,

eat local food,

come por las calles,

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et finit à la plage. Autant en profiter!

and end up to the beach. Let’s enjoy!

y acaban por las playas, disfrutandolas….

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Ensuite, Le Petit Randonneur part seul. Vit différemment.

Then, alone goes The Little Walker to live in his own way.

Después se fue sólo EL Chico Andarín. Vivir a su manera propia.

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S’étirer, faire du yoga, méditer devant la nature..

Stretch out, do some yoga and meditate in front of nature…

Estirandose, haciendo yoga y meditar en frente a la naturaleza…

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dormir sur les plages,

sleep on the beach,

durmiendo por las playas,

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s’arrêtant ci et là dans villes et villages,

stoping randomly by towns and villages,

visitando algunos pueblos y pueblitos,

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et, enfin, travailler. Echanger son temps contre son logement, vivre heureux en plein champs, les mains dans la terre et la tête dans les airs.

and eventually work. Give time for his food, live happy in the fields, working with the earth and thinking about the sky.

y por fín ¡ trabajar ! Cambiar su tiempo para hogar y comida, vivir literalmente en el campo, las manos por la tierra, la cabeza por arriba.

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Il se sent fort et serein.

Feeling strong and well, in peace.

Ahora se siente tanto poderoso como sereno.

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Et peut, maintenant, quitter le Mexique. Enfin!

Now he is ready, to leave this beautiful country!

¡Ahora! se puede irse.

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Au Mexique, le plastique c’est pas du tout fantastique… y’en a partout, partout!!!

Voici un petit conte mi-fictif dans lequel j’apparais. 

Depuis longtemps je me pose la question de comment me voient les gens rencontrés en voyage (avec leurs yeux!), notamment ceux dont la relation, aussi courte qu’elle fut, m’a rempli de joie.

Alors voici l’histoire d’une de ces rencontres, encore toute fraîche, vu par son personnage central. L’histoire s’appelle:

                                                             Mon Premier Gringo

Aujourd’hui j’ai vu un gringo! J’étais dans la cour devant la maison quand c’est arrivé. Maman préparait quelques tortillas pour le desayuno, mes soeurs et moi on regardait les voitures et camions passer, juste devant.

Chez nous, c’est pas grand. On vit au bord de la route, comme tous nos voisins. Nos voisins, c’est la famille Rodriguez, en bas de la pente. Les Velasqez, à gauche. Domingo et sa femme qui gèrent le resto-relai oú s’arrêtent les autobus qui vont à Palenque, dans le virage au bout. Et puis il y a ma tante Margarita, sur les pentes en face de chez nous. Elle est entourée par un grand grand champs de maïs.

On jouait devant la route et c’est là que je l’ai vu! Il y a avait 3 autobus garés sur le parking de Domingo, déjà les messieurs traversaient la route pour uriner en face, sur les bananiers. Et lui, il marchait vers nous. Il marchait au bord de la route et il avait déjà fait la moitié du chemin vers ma maison quand je l’ai vu. C’est moi qui l’ai vu en premier! Ma soeur Jasmine elle dit qu’elle l’avait vu avant  mais je sais que c’est faux. Le gringo, c’est moi qui l’ai vu!

Ma soeur Jasmine, elle a quasiment mon âge, on s’aime bien et on se chamaille bien aussi. Mes autres soeurs sont plus grandes, elles ont moins 2 ou 3 ans de plus que nous! Le gringo continuait à s’approcher, alors nous, on était muets comme des carpes. Il avancait, il était tout blanc! Et ses cheveux longs, et sa barbe aussi. Même mon père, sa barbe elle est pas aussi longue. Et aussi, ses cheveux ils étaient mi noir – mi blanc! Comme ma mamie Abuelita, c’est bizarre hein?!

A un moment, il était si proche de nous, on s’est pas débiné. On a crié: “Gringo, gringo!”. On était cachés derrière le grillage des poules mais il nous a vu. Il nous a vu, et il a sourit. Et après, il a dit bonjour en faisant un signe de  la main. Waouuuuu! Avec Jasmine, on était trop fiers. les grandes soeurs aussi, mais elles osaient pas le dire alors elles sont monter “faire des trucs de filles”. Nous, on est resté à l’observer. Il avait l’air vraiment gentil, le Gringo. Mais il était tellement grand, j’ai jamais vu quelqu’un d’aussi grand. Même Jorge le profe de l’an dernier, qui dépassait tout le monde au village, il est pas aussi grand que lui…

Après, il était déjà un peu plus loin, il ne bougeait plus. Au bord de la route, face aux montagnes qui sont derrière la maison. On a regardé longtemps, au moins 3minutes. Parfois, lui aussi il nous regardait, et il faisait coucou. Alors on faisait coucou aussi! Comme il restait planté là, j’en ai profité pour aller voir maman à la cuisine. Elle sent bon ma maman. Surtout quand elle met sa jupe de mouton noir. C’est ma jupe favorite! Je lui ai dit, à maman, ” Maman, il y a un Gringo dehors! Maman, c’est moi qui l’ai vu, et même je lui ai fait coucou! Maman, t’entends?”.

Elle a laissé ses tortillas, et toujours sans me regarder, s’est mise à fouiller dans son panier. Puis elle s’est tourné vers moi et a sourit. Dans ses mains il y avait 3 oranges, elle m’a dit de les prendre et de les lui offrir. Comme pour dire ‘Bienvenue’. J’en ai prise une, et Jasmine deux car elles sont grosses nos oranges, et elles sentent bons aussi, et Jasmine elle a quand même 8 mois de plus que moi alors c’est normal qu’elle soit plus grande et plus forte hein…

On est retourné devant la maison. Il était toujours là-bas. Je me demande ce qu’il peut bien leur vouloir à ces montagnes? Elles sont là tous les jours, elles vont pas changer de place hein… J’ai pas oser lui dire, à la place j’ai crier ” Gringo, hay naranjas, naranjas!” En montrant bien haut mon orange. Il a dit qu’il viendrait vite, que là il finissait de regarder le paysage. Il sont bizarres les Gringos…

Après, il s’est mis à marcher, vers nous cette fois. Quand il était tout proche, il a demandé si c’était pour lui, si c’était à vendre. Moi j’ai rougi, c’est Jasmine qui a dit “C’est un cadeau, bienvenue!”. Et lui il a sourit, un sourire très grand, puis il a demandé comment on s’appellait, j’ai commencé par dire ” OScar!” et puis Jasmine a parlé, et il a donné son prénom! Il a regardé maman aussi, en haut, et puis il a pris les oranges en disant qu’il avait un très très long voyage à faire et qu’il serait bien content de manger ces oranges de temps en temps pour se déshaltérer.

Wahooo… Moi j’étais tout fier, et je suis vite aller voir maman quand il s’est remis à marcher vers le parking des autobus. Maman a sourit aussi, et puis elle m’a dit d’aller me laver les mains, elle allait nous préparer des quesadillas à la salsa verde, ma préférée!

Au Mexique, les piquets de clôtures repoussent!!!

HA  CE FUT SI BON LA PREMIERE FOIS, RECOMMENCONS!

ENCORE UNE BONNE DOSE DE MECHANCETE, CRITIQUER CRITIQUER CRITIQUER!!! EN PLUS C’EST FRANCO-FRANCAIS, CA RESTE EN FAMILLE, VOUS ALLEZ VOIR…

Petite histoire de papiers, dans un merveilleux lieu de la grande administration Francaise…

 

  Tout commence un mardi. Mes papiers, tout comme mon sac, sont volés. Super. Bon, pas le temps de se lamenter ou de se dire qu’on est idiot, filons au consulat, ils feront tout cela pour moi.

Entrée. Un garde Mexicain débite en Espagnol une interdiction de continuer, bien dans sa barbe, bien rapidement, bien mal articulée. C’est pas grave, c’est pas comme s’il recevait principalement des étrangers, à l’ambassade de France…

” – Pourquoi êtes-vous lá?

– perte de papiers avec mes affaires, besoin de les refaire SVP

– Ok, d’accord, mais pour passer vous devez me présenter des papiers d’identité.

– Heu, comment dire…  ”

Dans l’escalier lugubre qui mène à une salle d’attente lugubre, les images de ce garde jouant sa comédie me repassent dans la tête. Aprés 5 bonnes minutes à observer mon dépot de plainte (Ouf! j’ai eu la bonne idée de porter plainte avant d’aller à l’ambassade), le monsieur mexicain qui articule mal et doit beaucoup regarder la télévision américaine vu l’importance qu’il se donne à regarder soigneusement cette feuille, la tourner, la retourner et la plier lentement avant de dire ” Ok, c’est bon.”

La salle d’attente. Beurk.                                                                                                 Une piéce carrée, des siéges trés alignés, tous face à “l’accueil”, un bureau surélevé immensément large et fermé devant, tel un mur, paroie frontale inaccessible. On a le sentiment d’être dans une de ces classes des années 20, celles oû le maître donnait moult châtiments corporels…. Le ton est donné, on sait qui est le chef ici!

La pauvre dame devant moi (dans la file) parle mal le Francais, du coup “l’accueil” s’impatience, le montre, ” Oui, oui, oui , bon si vous avez pas le….. de toute facon hein…..”. J’ai honte. Honte pour la dame et honte de moi qui ne dit rien, la peur au ventre que j’ai de cet “accueil” qui, je le sais bien, à autant de pouvoir sur mon passeport que son chef…                                                                                                  Mon tour vient, il faudra la jouer fine!

“Bonjour!” large sourire. Attente. Réactions zéro, “l’accueil” ne décrispe pas du visage. Blanc.

” C’est pour un Passeport?                                                                                               Mais qu’est-ce que vous avez tous avec vos passeports, vous croyez que j’ai que cela à faire, moi? Vous croyez que c’est mon boulot de renseigner les Francais sur les formalités administratives à l’étrangers ou quoi?! ”

Evidemment, seule la premiére phrase est une citation directe.. le reste était cependant trés clairement dit avec ses yeux…

” J’ai bien porté plainte de suite, vérifié sur votre site internet les formalités à remplir avant de venir et puis venu le plus vite possible, comme il y est écrit…

– revenez Mardi, il faut cela, ceci, tout ca et cela comme papiers

– Mais sur le site c’était dit que…

– Mardi

– Mardi?

-Mardi! ”

Mardi. Cette fois je connais le jeu du garde et le joue à fond, ca lui fait tellement plaisir… Ouiiii, bien sûr, voiciiiiii mon dépot de plainte, mon rendez-vous….. Je patiente calmement pendant qu’il re-re-re-re-re-examine ledit papier ” Surtout Señor, prenez votre temps no hay problema!” Le vrai obstacle, le grââl, c’est le fonctionnaire du bureau de la porte 2B… le bureau des passeports…

A l’accueil, même ambiance que la dernière fois.

“Ya tous les papiers? Pis votre passeport là, vous êtes bien sûr de l’avoir perdu, vous  avez regarder partout au moins? ”

Elle me prend pour un idiot non?

“Asseyez-vous ici.”

Je ne demande pas si je peux rester debout ou m’asseoir là-bas, croyez-moi… Ha, tiens! Il y a un ordi á disposition des gens, des jouets et des crayons pour les enfants qui patientent. Quel petit bonheur! Un lueur d’espoir renait dans mon fort inérieur. Mais, ces gens-lá auraient-ils…. un coeur???

” C’est a vous! Porte 2B.”

2B? 2B!!!! ca y est, dernière ligne droite, la porte est déjà entrebaillée, je pose la main dessus. Et si on me renvoyait, me demandait de revenir aprés la pause café (ou la pause de la pause café), si on me retenait encore plusieurs heures, ZUT! j’ai oublié de manger moi ce matin, quel stupide que je suis! et si… Attends, laisse tes doutes et monsieur Parano à l’accueil mon gars (et non pas Monsieur Paramo (Pedro), trés bon livre d’auteur Mexicain.. a y est c’est casé…), maintenant que t’es à la porte 2B, sois fort et pousse!

La porte s’ouvre, est-ce mon imagination ou elle grince bien? Le gros monsieur aux lunettes est assis, non, encastré dans un fauteuil  de Skaï dont il garde la forme. Le coeur bat la chamade. Le mien. Lui a clairement l’air d’être ennuyé (qu’est-ce que j’ai fait encore?!). Il parle et me répond en soufflant sous ses verres épais. Voici un cocktail de ses meilleurs réponses:

” – si si  on peut faire des photos d’identité francaise à Mexico. Là-bas, vers ce coin là… en montrant vaguement un quartier de la ville, la plus étendue du monde…

– ben oui monsieur c’est compliqué, et apparemment c’est compliqué aussi de surveiller ses affaires non?!

– Oui bien sûr, vous pouvez demander un visa temporaire délivré en quelques heures seulement! Ha oui par contre il faut exactement les même papiers que pour le passeport… et c’est le même prix… et il faut une réservation de billet d’avion aussi!

– c’est pas aussi pire que vous le dites de récupérer tous ces papiers en France, là par exemple il est 17h30 à Paris, vous pouvez bien appeler la mairie de vortre lieu de naissance qu’ils vous faxent la feuille, facile non?!…. ok, tes horaires à toi c’est 9h – 13h du mardi au jeudi et 9h – 11h le vendredi, tu crois que ma mairie est ouverte à 17h30?

– En bateau? Comment ca vous voyagez en bateau? Non mais en bateau c’est compliqué, prenez l’avion si vous voulez un passeport. Sinon je peux vivre comme je décide ou pas?

 

Un mois plus tard, email de D.F. Mon passeport est arrivé. Trajet rapide (de 20heures en bus) vers la capitale, récupération du livret couleur bordeau, bonjour, au-revoir, merci. le plus rapidement possible au cas où ils changent d’avis.                                                                       Dehors, je souffle, haaaaaa!!!!! Enfin je vais pouvoir publier cet article méchant sur le consulat!!!!!!

 

 

Il faut toujours un Arthur avec soi (j'ai du bol…)